REFLEXION
sur la cause des maladies et sur leur traitement. par le Dr Joseph Simon POCONEOL Une méthode de drainage, mais aussi une médecine énergétique... Nous avons déjà évoqué la nécessité du drainage en affirmant que la maladie apparaît lorsqu'un organisme est soumis à des rayonnements qui ne sont pas adaptés à sa fréquence cellulaire. Cette perturbation des vibrations cellulaires peut provenir du milieu extérieur, mais aussi de l'alimentation ou de germes rendus pathogènes par notre milieu physico-chimique. Quelle que soit la cause de la maladie, la perturbation du métabolisme entraîne la présence de toxines qui peuvent provoquer un blocage progressif des différents émonctoires physiologiques entraînant ainsi une réaction de l'organisme qui essayera de se débarrasser des déchets qui l'encombrent. Il réagira à cet état toxinique par des éliminations au niveau de la peau et des muqueuses : nous verrons alors apparaître des éruptions, des inflammations broncho-pulmonaires, des leucorrhées, des vomissements, de la diarrhée... Il ne faut donc pas combattre la maladie, mais aider l'organisme dans son effort d'élimination. Donner le similimum, sans s'être assuré du bon fonctionnement des différents émonctoires, ne peut aboutir qu'à des aggravations plus ou moins importantes et plus ou moins durables : - donner une tuberculine diluée à un enfant, sans l'y avoir préparé, risque fort de lui provoquer une poussée fébrile ; - lui donner Sulfur en présence d'un eczéma n'aboutira souvent qu'à une aggravation, voire à une généralisation de cet eczéma; - donner Pulsatilla sans s'assurer du bon fonctionnement de l'émonctoire rénal, peut entraîner la formation d'une otite ou d'une éruption cutanée ; - prescrire d'emblée Lycopodium en présence de migraines peut entraîner une accentuation insupportable des douleurs. Il est donc important de s'assurer que les émonctoires physiologiques fonctionnent correctement avant de prescrire au malade son similimum. Pour y parvenir, l'Iriscopie et l'Auriculo-diagnostic seront souvent indispensables, mais il ne faut pas non plus négliger l'intérêt du sédiment urinaire. Il serait erroné de s'imaginer que l'émonctoire rénal est satisfaisant lorsque le malade vous déclare qu'il urine souvent ou abondamment: la quantité des urines émises est rarement le reflet du bon fonctionnement de cet émonctoire. Des urines claires « comme de l'eau » me paraissent tout aussi suspectes que des urines foncées. Le choix du remède de drainage est particulièrement difficile, surtout si on travaille par méthode répertoriale : ces remèdes présentent peu de symptômes généraux et sont presque toujours dépourvus de signes psychiques. Partant du principe qu'un remède homéopathique bien choisi doit pouvoir être son propre draineur, les unicistes négligent toute méthode de drainage, oubliant que le remède homéopathique est actif, quelle que soit sa dilution et qu'une déficience des émonctoires peut entraîner des complications fort désagréables pour le malade: ils accordent, à juste titre, une importance particulière aux signes étiologiques et psychiques, mais il faut reconnaître que les symptômes psychiques sont souvent absents dans les affections aiguës et peuvent ne plus se manifester dans les cas chroniques; ils oublient qu'un remède, pourtant bien choisi, peut provoquer de graves aggravations ou rester inactif s'il n'est pas appuyé par un draineur : argument évoqué par HAHNEMANN dans son « Traité des Maladies chroniques » (il proposait d'associer Nux Vomica à l'action de Lachesis), mais aussi par PARACELSE qui associait Chelidonium à l'action d'Aurum dans le traitement de la « mélancolie » (il prescrivait donc le similimum, mais aussi un draineur agissant sur les fonctions hépatiques, fréquemment responsables des tendances dépressives). Aux disciples de l'école Kentiste (ou « Hahnemannienne »), je dois donc répondre que la pensée du Maître était moins doctrinaire que la leur. J'en veux pour preuve que lors de l'épisode de choléra qui sévit en 1831, HAHNEMANN n'hésitait pas à avoir recours au complexisme : « Quand on arrive à la deuxième ou à la troisième phase du choléra, il conseille : Cuprum, Veratrum album, Bryonia et Rhus Tox, en indiquant de prendre ces deux derniers alternativement (livre de RICHARD HÂEHL intitulé: « Samuel HAHNEMANN, Sein Leben und Schaffen » (tome 1, page 193). A la page 187, du tome 2, parlant de la mort de sa mère et de l'état de santé dans lequel cette longue agonie l'avait mis, le Maître, lui-même, écrit: « Staphy_sa _ ia et Arsenicum pris alternativement et à plusieurs reprises m'ont sauvé de telle façon que j'étais en état de convalescence lorsqu'elle est partie ». Un autre exemple tiré du même livre : c'est une lettre de la main d'HAHNEMANN, parlant de la grippe qui sévit à Bônninghusen, le Maître déclare : « Ici nous pouvons effacer la grippe actuelle en l'espace de 8 à 12 heures dans les formes bénignes en faisant uniquement priser Camphora 30 CH que rarement il est nécessaire d'allier en même temps une prise de Causticum (page 354 du tome 1). Ainsi, face à la grippe, HAHNEMANN n'hésitait pas à associer deux médicaments! Et, ces considérations conduisent automatiquement à la conclusion que c'est à tord que les Unicistes (ou Kentistes) refusent toute notion de drainage et prétendent pouvoir guérir leur malade avec un seul unitaire. Il est vrai que, par méthode répertoriale, le remède de drainage est particulièrement difficile à identifier : il présente peu de symptômes généraux et est presque toujours dépourvu de signes psychiques ! Face à cette difficulté, plusieurs homéopathes ont recours aux complexes de drainage, complexes associant les remèdes exerçant une action élective sur les différents émonctoires. Une telle attitude n'est pas sans dangers car ces complexes, souvent à basses dilutions, associent plusieurs unitaires préparés à partir de produits toxiques (Arsenicum, Belladonna, Lycopodium, etc...). Les unitaires qui, en ne correspondant pas à un rééquilibrage énergétique, risquent fort de provoquer des perturbations graves dans d'autres secteurs pour lesquels ils ne sont pas indiqués. Vu le risque de pathogénésie, cette méthode devrait être écartée : il ne faut pas oublier que, même fortement dilués (et dynamisés), ces remèdes peuvent avec le temps et suivant la sensibilité de chacun, provoquer l'apparition de symptômes qu'ils sont sensés combattre. La maladie étant toujours provoquée par un état toxinique, la nécessité du drainage paraît pourtant évidente. En ce qui me concerne, j'ai choisi les complexes PoconeoIR parce qu'ils sont préparés à partir de plantes dépourvues de toute toxicité (elles ont été utilisées pendant des siècles par les populations autochtones à doses pondérales), mais aussi pour leur efficacité. Résultat d'une médecine d'observation, elles furent expérimentées par le père Bourdoux et ses collaborateurs, qui parvinrent à établir un répertoire des meilleurs plantes. Ils décidèrent de ne retenir que celles qui ne présentaient aucune difficulté d'identification botanique en ayant la sagesse d'éliminer toute plante toxique. Ils eurent alors l'idée de les utiliser sous forme de dilutions homéopathiques et purent constater l'étonnante efficacité des médicaments ainsi obtenus. Introduites en France depuis bientôt un siècle, ces plantes ont été identifiées et analysées par les techniques les plus modernes. Soumises à de rigoureux contrôles de qualité portant d'une part sur les matières premières et d'autre part sur les techniques de fabrication. Elles sont associées de façon à exercer une action synergique. Leur dilution et dynamisation en 5 CH assure la totale innocuité de la plante et renforce son pouvoir thérapeutique. Tout en assurant un drainage efficace, ces complexes s'attaquent directement à la diathèse, donc à la cause profonde des maladies, sans jamais provoquer la moindre pathogénésie. Leur pouvoir énergétique exceptionnel est probablement lié à leur origine : provenant de la flore amazonienne absente de toute pollution, elles ont grandi dans des conditions climatiques particulièrement défavorables : ces plantes vivent dans une atmosphère de serre — la température varie souvent entre 300 et 400 à l'ombre — et ont dû continuellement lutter pour atteindre la lumière. QUELQUES NOTIONS DE BIOPHYSIQUE 1935: LAKOWSKI affirme que « tous les mécanismes de la vie sont régis par des ondes électro-magnétiques ». La biophysique moderne n'a pu que le confirmer. Notre corps est formé d'une multitude de cellules : noyau chargé + est riche en ADN ; membrane chargée — permet les échanges ioniques; 70% d'eau dont la composition reste identique à celle de l'eau de mer. Cette eau est un excellent conducteur de l'électricité : molécule bipolaire porteuse de charges + (W) et — (0-) dont la structure est particulièrement instable entre 35 et 400 • Chaque cellule est en vibrations, en oscillations constantes : vibre selon une fréquence qui lui est propre : toute modification de cette fréquence peut perturber les échanges ioniques ; émet selon le principe d'un émetteur-récepteur: ces vibrations permettent aux cellules de communiquer entre elles, ce qui les rend capables de capter des informations, mais aussi d'en émettre (« langage cellulaire ») De cette première approche, nous pouvons déjà tirer DEUX DEDUCTIONS : 1°) l'être vivant est influencé par les ondes électro-magnétiques, mais il en émet lui-même : ces champs électro-magnétiques sont indétectables par les sens et pourtant capables d'affecter notre santé. On sait que le champ électrique est facilement diminué par les matériaux qu'il rencontre, tandis que le champ magnétique traverse tout! On sait aussi que la dose nocive varie en fonction de la durée d'exposition: à ce propos, le réveil digital paraît particulièrement dangereux : ce réveil est proche de la tête pendant 8 heures de sommeil. Il devrait donc être placé à une distance d'au moins 1 m 50 de l'oreiller ; en ce qui concerne le téléphone portable, les normes de sécurité sont basées uniquement sur l'effet thermique, mais ces normes sont inappropriées car elles ne tiennent aucun compte des effets biologiques. Or, ce sont probablement les effets non thermiques qui sont les plus dangereux! lignes à haute tension: elles émettent des ondes invisibles qui nous transpercent! médicaments chimiques, vaccinations, infections, erreurs alimentaires, etc... Cet aspect bio-physique est mis à profit pour détecter les troubles fonctionnels en homéopthie (appareil de Voll et ses dérivés), mais aussi en allopathie pour établir un diagnostic (E.C.G., E.E.G., Electro-myogramme). Malheureusement, cette dernière ne semble lui accorder aucun intérêt en ce qui concerne la thérapeutique ! 2°) aucun organe du corps n'est isolé : l'atteinte fonctionnelle d'un organe a d'inévitables répercussions sur l'ensemble de l'organisme ! Et cette constatation est conforme aux lois de l'acupuncture : l'énergie superficielle parcourt la peau en suivant 12 méridiens ; loi des 5 éléments : chaque organe du corps est en relation avec les autres. La maladie naît d'une perturbation du champ magnétique dans la cellule et traduit la réaction de l'organisme pour se débarrasser des déchets qui l'encombrent : elle apparaît lorsqu'un organisme est soumis à un rayonnement qui n'est pas adapté à sa fréquence cellulaire (« ENERGIE PERVERSE »). La cause peut être métabolique, liée aux vibrations d'un germe pathogène (entrant en résonance avec les nôtres), tout comme les allergènes semblent agir par la fréquence de l'onde électro-magnétique qu'ils émettent. Cette perturbation de la fréquence cellulaire perturbe les échanges ioniques. Les travaux du Pr SCHMITZ (Hôpital des Allergies de Londres) ont prouvé qu'il suffisait de soumettre un malade souffrant de rhume des foins à certaines fréquences électro-magnétiques pour provoquer le déclenchement de sa crise (fréquences excitatrices), alors que d'autres fréquences pouvaient la supprimer (fréquences inhibitrices). son évolution: la perturbation électro-magnétique de l'organe précède sa destruction cellulaire! Le type de maladie va donc dépendre du type de toxines, mais aussi de la diathèse sur laquelle elle se manifeste, la maladie aiguë n'étant qu'une manifestation aiguë d'un état chronique. Conclusion : le type de maladie va donc dépendre du type de toxines (origine alimentaire, infectieuse, présence de cristaux), mais aussi de la constitution et de l'état physique du patient. Nous savons maintenant que l'homme, tout comme le cosmos, est soumis à un système complexe de champs magnétiques: tout est vibrations, tout rayonne dans l'univers. Tout ce qui vit est émetteur-récepteur. Nous sommes influencés par le magnétisme terrestre et ce magnétisme_ pourrait fort bien expliquer certaines épidémies, de même d'ailleurs que la recrudescence saisonière de certaines maladies. La vibration biologique fondamentale de la terre et de l'homme se situe autour de 100 Hertz. Ce champ est sujet à de petites fluctuations causées, entre autres, par la lune, par le soleil et la rotation de la terre. Nous nous y adaptons généralement sans difficultés, mais certains organismes rendus hypersensibles peuvent être perturbés par ces vibrations électro-magnétiques et présenter des affections périodiques. Il en est ainsi du rhume des foins. MODE D'ACTION DE L'HOMEOPATHIE Le médicament homéopathique agit comme un générateur de fréquences dont les ondes sont transmises par l'eau de notre organisme. Tout comme par stimulation d'un point d'acupuncture, il envoie une information électromagnétique qui corrige le déséquilibre énergétique: - il émet un rayonnement électro-magnétique qui peut être acheminé à une certaine distance par un conducteur électrique (Dr VOLL) ; l'intensité de son action est proportionnelle à la dilution : expériences du Dr ELMIGER par photographie KIRLIAN. Cette méthode permet de mettre en évidence un halo lumineux autour des granules homéopathiques: « le halo rayonnant d'une 12 CH est nettement plus vaste que celui d'une 4 CH » (Dr ELMIGER) EN CONCLUSION L'homéopathie doit donc son activité à un phénomène physique. Elle agit sur l'organisme par l'intermédiaire du système aqueux. L'intensité de son action est proportionnelle à la dilution (Effet Kirlian) 10) le type de maladie va dépendre du type de toxines (origine alimentaire, infectieuse, présence de cristaux), mais aussi de la constitution et de la diathèse ; 2°) pour corriger un trouble fonctionnel, il faut envoyer une information électro-magnétique capable de corriger le déséquilibre énergétique, mais aussi d'aider l'organisme à éliminer ses toxines par les émonctoires naturels. Cette information peut être apportée par le médicament homéopathique, mais aussi par la stimulation du point d'acupuncture. Déjà en 1935, LAKOWSKI affirmait que la vie sur terre n'aurait pas été possible sans la présence de champs magnétiques (« l'Origine de la Vie »). Dans le livre « La Cabale » écrit par Georges Lakowski en 1934 (éd. DOIN), je lis : « lorsque j'étudiais le noyau avec ses filaments entortillés, chromosomes de quelques microns de longueur, chondriomes beaucoup plus petits, je fus frappé de la ressemblance de ce système avec un circuit électrique oscillant » (p.48)...et plus loin, à la p.95 : « Cette propriété d'émettre et de capter les ondes est la base de tous les phénomènes biologiques de la vie... Les troubles de l'harmonie vibratoire détermineraient les maladies. Ainsi les micro-organismes ayant une vibration caractéristique détermineraient les infections quand ces vibrations l'emporteraient sur celles des cellules de l'organisme humain. Le cancer ne serait que le résultat d'un déséquilibre oscillatoire cellulaire. » ACNE JUVENILE L'acné est une affection atteignant les glandes sébacées. Le sebum , substance graisseuse qui lubrifie la peau, s'accumule et obstrue le canal de la glande. Cette glande obstruée se surinfecte souvent. Nous constatons que cette affection est particulièrement fréquente dans la diathèse tuberculinique et qu'elle se manifeste chez des sujets présentant un déséquilibre hormonal associé à une déficience des fonctions hépato-pancréatiques. L'acné apparaît au moment de la puberté. Sa cause est donc avant tout hormonale. Les recherches médicales ont, en effet, montré le rôle de certains facteurs hormonaux dans la genèse de l'acné, et en particulier celui des androgènes. Mais, il faut aussi admettre que la peau est un organisme vivant qui participe à la protection de l'organisme et à la relation de l'homme avec son milieu ambiant. Ses fonctions d'échanges sont multiples : elles se font en relation avec les poumons (respiration), le foie (métabolisme des graisses, responsabilité dans les urticaires), le pancréas (métabolisme des sucres, poussée d'acné chez le colitique aigu). Que proposent les dermatologues pour lutter contre cette affection ? Avant tout des antibiotiques, la vitamine A, des corticoides et trop souvent une association anti-androgène d'hormones sexuelles chez les jeunes filles : * la prise prolongée d'antibiotiques (souvent Minocycline 50) risque fort de déprimer les défenses naturelles, rendant l'organisme de l'adolescent plus vulnérable aux infections graves, sans oublier que les tétracyclines pénètrent dans les os et les dents et qu'elles peuvent provoquer une coloration irréversible des dents en jaune et éventuellement un risque accru de caries ; * la vitamine A à fortes doses (RoaccutaneR) : si son mécanisme d'action est mal connu, ses effets secondaires le sont beaucoup mieux. Beaucoup de dermatologues ont cessé de la prescrire à cause de sa toxicité hépatique. Les symptômes les plus souvent rapportés sont: desquamation de la peau (certains voient se peler la paume de leurs mains et la plante de leurs pieds), sécheresse des muqueuses (parfois conjonctivite), chute des cheveux, sensibilité augmentée à la lumière solaire; * prescription aux jeunes filles d'une association anti-androgènes d'hormones sexuelles (souvent la pilule Diane') : cette association perturbe gravement l'équilibre hormonal de l'adolescente (risque de gynécomastie avec parfois galactorrhée) et n'est pas sans avoir d'importantes répercussions sur les fonctions hépatiques (on signale des troubles gastriques, des nausées, des céphalées, mais aussi des tendances dépressives) ; * prescription de pommades contenant des corticostéroides (cortisone) : l'utilisation de ces préparations sur de longues durées peut être dangereuse car les hormones stéroidiennes sont directement absorbées par l'organisme à travers la peau. Encore heureux qu'ils aient pratiquement abandonné la radiothérapie qui risquait fort de provoquer une atteinte des fonctions thyroidiennes ! La seule attitude responsable est pourtant de s'attaquer à la cause de l'affection et de s'acharner à trouver les remèdes qui sont les mieux adaptés au cas particulier du malade. Que proposons-nous? Une association de 3 complexes: POCONEOL n° 1 (draineur hépato-rénal), POCONEOL n° 5 (remède du tuberculinisme) et du POCONEOL n° 6 (régulateur de la sécrétion glandulaire), que l'adolescent prendra à raison de 5 gouttes de chaque trois fois par jour. Il est probable que certains aliments peuvent aggraver la tendance à l'acné : en présence de cette affection, je ne peux que conseiller d'éviter au maximum la charcuterie et la viande de porc. Mais, à vouloir s'acharner à traiter la cause de la maladie, tout en évitant les effets secondaires, on risque fort de se faire traiter de charlatans. Il est tellement plus commode de prescrire des antibiotiques, des hormones et des pommades, sans se préoccuper des répercussions que de tels traitements peuvent avoir sur l'avenir du malade. ALLERGIES L'allergie peut se définir comme étant une réaction exagérée de l'organisme vis-à-vis de certains allergènes. Ces allergènes peuvent pénétrer par voie respiratoire (pollens, poussières de maison, plumes ou poils), par voie digestive (oeufs, lait, viande, parasites intestinaux, médicaments chimiques) ou par contact cutané (piqûres d'insectes, produits de ménage, produits de beauté, certains métaux, mais aussi tests à la tuberculine et vaccins). Ces manifestations allergiques sont de plus en plus fréquentes. On peut certes incriminer la pollution atmosphérique et la mauvaise qualité des produits alimentaires (agents de conservation, colorants, engrais chimiques), mais ce sont les médicaments (anti-inflammatoires, sulfamidés et antibiotiques) qui sont le plus souvent responsables. Il est probable que ces réactions sont favorisées par la multiplication des vaccins: à vouloir immuniser l'organisme contre toutes les maladies, on finit par affaiblir ses défenses naturelles. L'allergène introduit dans l'organisme va déterminer la formation d'anticorps et cette réaction antigène-anticorps peut avoir des répercussions sur l'appareil respiratoire (rhume des foins qui se manifeste en mai juin, coryza spasmodique qui dure toute l'année, asthme bronchique), sur la peau (urticaire, oedème de Quincke, eczémas), mais aussi sur les intestins (gastro-entérite aigue après ingestion de crustacés ou de coquillages). Presque toutes les substances peuvent provoquer des manifestations allergiques, mais ce sont les protéines qui sont les plus allergisantes. On sait que la réaction antigène-anticorps s'accompagne d'une libération d'histamine, mais ce que l'on oublie trop souvent c'est que la formation des anticorps dépend avant tout du système réticulo-endothélial et que le foie semble intervenir d'une manière importante dans ce processus par l'intermédiaire des cellules de Küppfer. On peut donc affirmer que ces manifestations « allergiques » résultent d'une déficience des fonctions anti-toxiques du foie. Les «poisons» non métabolisés par le foie vont chercher une porte de sortie au niveau des muqueuses rhino-pharyngées, broncho-pulmonaires ou au niveau de la peau. Face à de telles réactions, l'allergologue proposera souvent un traitement par antihistaminiques de synthèse, par LomudalR ou par la cortisone et ses dérivés. Dans les cas plus graves, il proposera une désensibilisation spécifique: * antististaminiques (Clarytine, Phénergan, Zyrtec, etc...) : produits d'un intérêt secondaire car leur efficacité n'est pas établie. Leur action principale est souvent d'induire de la somnolence. En tous cas, il est préférable d'éviter leur application cutanée en raison du risque élevé d'hypersensibilité et de photosensibilisation ; * Lomuda1' : inhalé à l'aide d'un spinhaleur ou d'un aérosol, il peut provoquer des nausées, des vomissements, des éruptions cutanées et même des céphalées. Il faut donc admettre qu'il est toxique pour le foie ! Peut-on dès lors espérer guérir une allergie en aggravant la cause qui la produit ? Il est vrai que , dans cette affection, les tests hépatiques restent habituellement normaux. Mais, il ne faut pas oublier que des résultats de laboratoire normaux, ne peuvent en aucun cas exclure des troubles fonctionnels ; * cortisone et ses dérivés : ce traitement est très efficace, mais n'a qu'une action momentanée et ses effets secondaires sont particulièrement importants: obésité, hypertension, ostéoporose, atrophie de la peau, calculs rénaux, sensibilité aux infections, etc... Lorsque des corticoides exogènes sont administrés, il se produit une inhibition de l'axe hypothalamo-hypophysosurrénalien qui peut conduire à une insuffisance cortico-surrénalienne, voire à une véritable atrophie de cette glande. De telles complications sont fréquentes lors d'une corticothérapie prolongée, mais il semble qu'une corticothérapie de courte durée, même à faibles doses, même un jour sur deux, soit capable de provoquer des complications chez certains patients. Qu'en est-il dès lors de ce remède miracle qu'on n'hésite pas à utiliser pour traiter le rhume des foins et la plupart des affections dermatologiques ? A ce propos, il est bon de souligner qu'une utilisation prolongée de pommade à base de cortisone peut avoir exactement les mêmes effets ; * désensibilisation spécifique : on injecte pendant des semaines, des mois, voire des années, par voie sous-cutanée ou intradermique, des doses infimes de la substance en cause, en solution de plus en plus concentrée. Cette méthode n'est pas sans dangers (des réactions brutales sont possibles) et ses résultats sont franchement décevants car le sujet désensibilisé d'une substance peut se sensibiliser à une autre, car le terrain prédisposé à l'allergie subsiste. Ces tests cutanés ne présentent qu'un intérêt tout relatif puisqu'ils négligent systématiquement la cause pour laquelle l'organisme réagit de façon exagérée à certains allergènes. Que proposons-nous en homéopathie ? Nous conseillons avant tout d'éviter l'allergène (surtout en début de traitement) : c'est facile lorsqu'il faut supprimer de l'alimentation un aliment tel que fraises ou crustacés, mais beaucoup plus difficile lorsqu'il s'agit d'éviter les pollens au mois de mai ! Les complexes les plus fréquemment indiqués pour désensibiliser l'organisme sont les suivants: POCONEOL n° 5 (le terrain tuberculinique semble particulièrement sensible), le POCONEOL n° 7 (métabolisme hépatique) et le POCONEOL n° 16 (remède des allergies). Mais, ce qui est le plus troublant, c'est que tôt ou tard, nous aurons besoin du POCONEOL n° 3 et de Thuya pour guérir le patient. Or, Thuya est le remède central de la sycose, de cette diathèse provoquée par la mauvaise qualité des produits alimentaires, mais aussi par les médicaments chimiques et les vaccins ! Ce n'est pas sans raisons que je propose de prendre systématiquement une dose de Thuya 200 K après chaque vaccin ! AMYGDALES, ANGINES, OTITES ET VEGETATIONS (Affections O.R.L.) Les amygdales et les végétations contiennent du tissu lymphatique qui assure la défense de l'organisme vis-à-vis des microbes, des toxines et des parasites. Les végétations adénoides et les amygdales sont, comme l'appendice, des organes de défense qui protègent l'organisme contre ses toxines endogènes et exogènes. Leur hypertrophie résulte d'un état toxinique qui peut avoir été provoqué par des médications intempestives : vaccins, tests à la tuberculine, antibiotiques, etc... Mais, il faut aussi noter que la présence de vers intestinaux suffit bien souvent pour provoquer l'hypertrophie des végétations et que cette congestion durera aussi longtemps que durera leur présence. Si on enlève les amygdales, on prive l'enfant de sa première ligne de défense. En cas d'infection, ce sont les ganglions du cou qui vont s'hypertrophier. Mais, il y a plus grave: en affaiblissant ainsi les défenses naturelles, on risque fort d'augmenter le risque de maladie de Hodgkin. On ne devrait avoir recours à l'intervention chirurgicale que lorsque l'hypertrophie des amygdales est particulièrement importante, qu'elle empêche l'enfant de respirer. Et, encore, même dans ce cas, il me paraît souhaitable de consulter un homéopathe qui vous aidera à éviter cette intervention. La seule indication absolue de l'ablation des amygdales est une obstruction asphyxiante des voies respiratoires. Depuis des décennies, les médecins préconisent cette intervention en la justifiant par un risque inexistant de perte de l'ouïe ou d'angines à répétitions. Malgré l'absence de justification médicale, il faut admettre que bien peu d'enfants de ma génération ont atteint l'adolescence en conservant leurs amygdales intactes ! Heureusement que les médias ont critiqué le caractère systématique de cette intervention! Beaucoup de parents ont réagi en se montrant plus réticents, en demandant un second avis avant d'accepter leur ablation. On peut estimer que ce nombre a été divisé par trois, ce qui est encore trop! En cas d'hypertrophie des végétations, le petit malade respire constamment la bouche ouverte, ronfle la nuit, a des rhumes fréquents, des sinusites, des bronchites ou des otites à répétition. S'il est prudent d'éviter l'amygdalectomie (peut déclencher ou aggraver un état asthmatique), l'ablation des végétations peut se révéler indispensable en cas d'otites répétitives, surtout si ces otites s'accompagnent d'une tendance à la surdité. Mais, cette intervention devrait néanmoins être suivie d'un traitement homéopathique car la chirurgie ne modifie en rien la tendance aux proliférations muco-lymphoides. Il est d'ailleurs très probable que l'ablation simultanée des végétations et des amygdales augmente le risque de crises appendiculaires. A ce propos, je ne peux mieux faire que de citer Paul CHAVANON : «N'est-il pas normal, lorsqu'on enlève un rein que le second s'hypertrophie, par activité compensatrice ? Si l'appendice avait été enlevé.., et que l'on fasse encore l'ablation des amygdales et des végétations, l'enfant fait une poussée d'adénopathie trachéobronchique, ou même une réaction pleurale ou péritonéale, à moins qu'il ne s'en tire avec une intense réaction eczémateuse. » (Paul Chavanon : Thérapeutique O ?R.L. homéopathique, p. 504 et 505). Il faut également savoir que les végétations adénoides sont particulièrement importantes entre trois et six ans, mais qu'elles s'atrophient automatiquement au moment de la puberté. Ajoutons encore une remarque qui me paraît importante: on dit que les angines peuvent avoir d'importantes répercussions sur les reins. Et, si c'était le contraire ? Si angines, otites et pharyngites étaient provoquées par l'insuffisance de l'émonctoire rénal? Cela expliquerait la recrudescence des angines et des otites chez les enfants tant à la St Nicolas, qu'à Noël et à Pâques et ce quelles que soient les conditions climatiques. En effet, il faut admettre qu'un déficit du catabolisme hépatique entraîne un état toxinique qui ne va pas sans avoir de répercussions sur les fonctions rénales ! Le corps, étant incapable d'éliminer ses toxines par les voies naturelles, devra réagir en les éliminant au niveau des muqueuses et c'est probablement ce même processus qui permet d'expliquer la tendance aux bronchites ! La notion de polymorphisme microbien nous conduit à penser que la forme du microbe n'est que le reflet de l'état d'intoxination de l'organisme. La notion pasteurienne de la maladie serait dès lors faussée dès le départ et les vaccins n'auraient que bien peu d'utilité ! Quel est dès lors le traitement que nous préconisons lors d'une affection O.R.L. ? - en cas d'angine, d'amygdalite, de végétations: associer 5 gouttes du POCONEOL n°1 (draineur hépato-rénal), à 5 gouttes du n° 22 (gouttes anti-inflammatoires et anti-infectieuses) et du n° 25 (gouttes anti-angines), à raison de 5 gouttes de chaque trois à six fois par jour, selon l'importance de l'infection ; - en cas d'otite: POCONEOL n° 1 (draineur hépato-rénal), associé au POCONEOL n° 4 (indiqué lorsque l'organisme est incapable d'éliminer ses toxines par les voies naturelles) et au POCONEOL n° 5 (remède du tuberculinisme, diathèse caractérisée par sa fragilité des voies respiratoires et O.R.L.). La présence d'une température élevée peut nécessiter le recours simultané au POCONEOL n° 22. ANXIETE Plusieurs facteurs peuvent intervenir dans l'étiologie d'un état d'anxiété. On attribue volontiers de tels troubles au stress, aux chagrins, aux chocs moraux, tout en admettant le rôle indiscutable de la personnalité du malade et de son hérédité. Il est probable que certains malades ont refoulé des conflits psychologiques irrésolus. Il est certain qu'un tel comportement se manifeste souvent sur un terrain héréditaire et cela ne fait d'ailleurs que confirmer notre conception de la maladie : certaines toxines se transmettent héréditairement et imprègnent notre organisme en y provoquant une déficience hépatique qui pourra avoir d'importantes répercussions sur l'équilibre hormonal. Il est évident que les chocs psychologiques peuvent perturber les fonctions hépatiques (certains traités médicaux mentionnent même la possibilité d'un ictère par frayeur). Il faut admettre que le stress de la vie (chagrins, deuils, chocs moraux) peut avoir des répercussions sur les fonctions hépatiques, mais aussi que les troubles hépatiques peuvent influencer l'état psychique, peuvent influencer la tendance à l'anxiété, à la dépression et aux trous de mémoire : troubles organiques et troubles psychiques sont interdépendants ! Que la cause soit organique ou psychique, cet hépatisme aura des répercussions sur l'affectivité de l'individu et sur son caractère (il sera volontiers « bilieux »). Ayant peu d'impact sur les contrariétés de la vie, nous aurons souvent intérêt à donner une priorité absolue aux troubles fonctionnels. Nous rendrons ainsi le malade moins sensible aux agressions extérieures. Pour y parvenir, une association de 3 complexes semble particulièrement bénéfique : POCONEOL n° 2 (régulateur du système nerveux), POCONEOL n° 69 (gouttes contre l'insomnie et sédatif nerveux) et POCONEOL n° 73 (traitement de l'angoisse et de l'anxiété). Mais, n'oublions pas que tout remède susceptible d'améliorer les fonctions hépatiques et endocriniennes peut concourir à guérir définitivement notre patient. Pour consolider le résultat obtenu, nous devrons souvent avoir recours aux POCONEOL n° 5 (sa fragilité des voies respiratoires est toujours associée à des troubles hormonaux qui entraînent des troubles circulatoires, mais aussi une fragilité psychique), POCONEOL n° 6 (régulateur de la sécrétion glandulaire) et POCONEOL n° 7 (les patients présentant des troubles hépatiques sont volontiers fatigués, tristes et irritables). APPENDICITE Bien des enfants auront été opérés sans raison ! Il faut tout d'abord savoir qu'un état de congestion hépatique peut évoquer une crise appendiculaire. Je pense notamment à une jeune fille de 18 ans qui, après appendicectomie, continua à se plaindre de douleurs abdominales. Six mois plus tard, on se rendit compte que ses douleurs étaient, en fait, provoquées par une lithiase biliaire. Elle fut donc réhospitalisée et subit une cholecystectomie. Mais, il existe une erreur de diagnostic bien plus fréquente et plus difficile à accepter car elle est due à une méconnaissance totale des points d'acupuncture. Il existe, en effet, un point situé un peu en dedans du point de Mac Burney (point appendiculaire) qui peut devenir spontanément sensible chez des enfants contrariés par des dissensions familiales ou par un choc émotif Une douleur à cet endroit peut évoquer une crise appendiculaire et bien des enfants voient alors leur hypersensibilité nerveuse sanctionnée par une appendicectomie bien inutile! Il aurait suffit de donner une dose d'IGNATIA 200 K (ou 15 CH) pour que cette douleur disparaisse et que l'enfant retrouve son équilibre psychique. Ce point correspond au point chinois E 26 (Estomac 26). Tous les médecins savent que l'acupuncture existe, mais n'y croient pas ou ne veulent pas y croire. Il en va de même en ce qui concerne l'homéopathie et l'osthéopathie : toutes ces médecines « naturelles » ont la même conception de la maladie et la même caractéristique: celle de déranger les institutions en place ! Il faut donc admettre que beaucoup d'appendicectomies sont pratiquées inutilement et que beaucoup de ces interventions sont dues au manque d'information du corps médical. Ce manque d'information constitue, à mes yeux, une faute professionnelle car imposer à un enfant une appendicectomie inutile n'est pas sans dangers: indépendamment du risque opératoire (tout acte chirurgical comporte un risque), il faut admettre que l'appendice joue un rôle important au niveau des défenses immunitaires, un rôle en tous points semblable à celui des amygdales! L'appendicectomie compromet l'immunité de beaucoup d'enfants. Que proposons-nous en cas d'appendicite chronique ? Une association de trois POCONEOL: le n° 1 (draineur hépato-rénal), le n° 4 (indiqué lorsque les toxines ne peuvent être éliminées par les voies naturelles) et le n° 7 (agit sur les fonctions hépato-biliaires), et ce à raison de 5 gouttes de chaque 3 à 6 fois par jour, selon l'intensité des symptômes. ARTHROSE (Voir aussi Douleurs rhumatismales et Ménopause) Affection chronique dégénérative des articulations qui se caractérise par la formation d'ostéophytes (« becs de perroquet »), des craquements, des déformations et de l'impotence. Elle survient souvent après la cinquantaine et frappe surtout la hanche et les articulations vertébrales. De nombreuses études -ont prouvé que l'insuffisance ovarienne était responsable des troubles de la déminéralisation. Elles ont montré que la perte osseuse s'installait chez la femme à partir de la ménopause. Ces observations peuvent s'expliquer en admettant que les oestrogènes diminuent la sensibilité de l'os à la parathormone. Les androgènes jouent le même rôle chez l'homme, mais ils diminuent beaucoup plus lentement que les oestrogènes chez la femme, de sorte que la perte de l'os chez l'homme est plus tardive et plus lente. Les corticoides semblent également intervenir dans le processus d'ostéoporose : les malades sous corticoides présentent une diminution de l'absorption intestinale du calcium et une insuffisance de réabsorption tubulaire au niveau du rein. Ils absorbent mal le calcium et ne le retiennent pas bien. Nous savons que les fonctions gonadiques dépendent du bon fonctionnement de l'axe cortico-hypothalamo-hypophysaire et que toute atteinte des fonctions gonadiques a des répercussions sur l'hypophyse, mais aussi sur la thyroide et les parathyroides (mécanisme du feed-back). Il faut d'autre part admettre que l'insuffisance ovarienne ne suffit pas pour expliquer les troubles de la ménopause : plusieurs femmes castrées conservent néanmoins des taux oestrogéniques normaux. Il et donc très probable que les cortico-surrénales sont capables de synthétiser un apport supplémentaire de stéroides au moment de la ménopause, à condition que le métabolisme ne soit pas perturbé davantage par l'apport exogène d'hormones synthétiques. Que faire pour enrayer ce processus et permettre une meilleure mobilité ? Nous aurons avant tout recours aux POCONEOL n° 1 (la douleur rhumatismale apparaît lorsque les reins sont incapables d'assurer correctement leur fonction éliminatrice), au POCONEOL n° 8 (gouttes anti-rhumatismales) et au POCONEOL n° 66 (troubles de la motricité). Pour lutter contre la déminéralisation, nous aurons souvent intérêt à faire suivre ce traitement par les POCONEOL n° 6 (régulateur hormonal), n° 10 (remède de la décalcification et des adénites) et n° 13 (remède de l'ostéite, de l'inflammation osseuse). ASTHME ET RHUME DES FOINS (voir aussi Allergies) Cette manifestation est de nature allergique, c'est à dire qu'elle se caractérise par une réaction exagérée de l'organisme vis-à-vis de certaines substances appelées « allergènes ». Cet allergène (substance chimique ou organique) est, en fait, un antigène qui, une fois introduit dans l'organisme , est capable 3'y former des anticorps. Ce conflit antigène-anticorps engendre alors la formation d'histamine, laquelle joue un rôle important dans le mécanisme de l'inflammation. De telles réactions sont devenues tellement fréquentes qu'elles ont donné naissance à une nouvelle spécialité médicale qui est l'Immunologie. Cette nouvelle spécialité oublie que la formation des anticorps dépend avant tout du système réticulo-endothélial et que le foie intervient d'une manière importante dans ce processus par l'intermédiaire des cellules de Küppfer. On peut donc affirmer que ces « manifestations allergiques » résultent d'une déficience des fonctions asti-toxiques du foie : les « poisons » non métabolisés par le foie vont chercher une porte de sortie au niveau des muqueuses rhinopharyngées, broncho-pulmonaires ou au niveau de la peau. Il faut donc admettre que la surcharge alimentaire, la mauvaise qualité des aliments (engrais chimiques, colorants, agents de conservation), mais aussi vaccinomanie et recours exagéré aux médicaments chimiques sont les principaux facteurs prédisposant à de telles affections : face à un problème d'asthme, votre médecin vous prescrira probablement de la théophylline dont la toxicité hépatique est bien connue, voire de la cortisone dont les effets secondaires ont été longuement analysés dans la première partie de cet ouvrage ou il aura recours à la désensibilisation « spécifique » : malgré les symptômes évidents d'allergie, vous risquez fort que les tests restent négatifs ou qu'ils se révèlent positifs vis-à-vis de la plupart des allergènes. Si les tests cutanés paraissent concluants, vous subirez alors des injections sous-cutanées à répétition pendant des mois, voire des années, pour n'aboutir qu'à des résultats fort décevants, vu que la cause des allergies reste inchangée ; face à un problème de rhume des foins, il vous prescrira des antihistaminiques qui risquent fort de provoquer une éruption cutanée (toujours à cause de leur toxicité hépatique) ou il aura recours aux injections de cortisone à effet prolongé. En toute logique, vous pouvez déjà imaginer quels seront les effets d'un tel traitement! N'espérez pas convaincre votre médecin que la plupart des maladies résultent d'un encrassement de l'organisme, qu'il faut pour guérir faire un « nettoyage » complet, un drainage de tous les organes, et surtout veiller au bon fonctionnement du foie et des reins. Le malade, de son côté, ne peut pas comprendre qu'il puisse y avoir une relation entre le tube digestif, articulations et affections respiratoires. Il demande un apaisement immédiat de ses symptômes et cette attitude, confortée par les milieux médicaux, me paraît fort inquiétante car elle ne peut aboutir qu'à une dégradation progressive de l'état de santé. Et, pourtant, soigné par homéopathie, le coiffeur sera souvent surpris de supporter ses teintures sans inconvénients et le boulanger sa farine ... Mais, il faut aussi noter que certains oligo-éléments, surtout le Manganèse et le Manganèse-Cuivre seront souvent utiles pour renforcer notre thérapeutique. Que proposons-nous? Dans l'asthme et la bronchite asthmatiforme : POCONEOL n° 9 (remède central de l'inflammation des muqueuses respiratoires), associé au POCONEOL n° 16 (remède central des allergies) et au POCONEOL n° 48 (gouttes indiquées en cas d'irritation des muqueuses respiratoires avec hypersécrétion bronchique), à raison de 5 gouttes de chaque trois fois par jour; - en cas de rhume des foins: l'association des POCONEOL n° 5, n° 7 et n° 16, mais ce traitement fut déjà envisagé en détails dans la rubrique Allergies. Je vous invite à vous y référer. CEPHALEES ET MIGRAINES La distinction entre céphalées et migraines me paraît peu importante, le même patient pouvant présenter alternativement des céphalées et de véritables migraines, mais il faut néanmoins distinguer: - les migraines vasculaires : l'élément toxi-infectieux semble jouer un rôle déterminant dans le déclenchement de ce type de migraines (foyer dentaire, sinusite, etc...). Méfions-nous donc des mauvaises dents et surtout des dents plombées ou couronnées. De tels foyers toxiniques sont capables de provoquer des phénomènes irritatifs au niveau de la carotide externe et de ses branches en y induisant une vasoconstriction des capillaires. Ce spasme des capillaires va provoquer une dilatation en amont: c'est ce qui explique le caractère pulsatif de la douleur; - les migraines hépato-biliaires : elles se manifestent habituellement après un écart de régime ou avant les règles. Ces troubles hépato-biliaires sont souvent fonctionnels (aucune analyse biologique ne permettra donc de les objectiver). Une déficience des fonctions hépatiques entraîne la présence de déchets métaboliques . Cet état toxinique peut perturber l'équilibre énergétique du malade et provoquer ainsi une vasoconstriction des capillaires. Remarque: Notons que la présence de douleurs cervicales ne peut exclure une origine hépatique : les phénomènes arthrosiques sont rarement responsables! Ils semblent jouer un rôle beaucoup moins important que celui qui leur est habituellement attribué: une insuffisance du débit sanguin au niveau d'une artère vertébrale, comprimée par la cervicarthrose, serait largement compensée par l'apport des autres vaisseaux. Il suffit de se rappeler la configuration du polygone artériel de Wyllis pour s'en convaincre. Dès lors, quel traitement proposer ? Les meilleurs résultats semblent obtenus par l'association de trois complexes homéopathiques: POCONEOL n° 1 (draineur hépato-rénal), POCONEOL n° 5 (remède du tuberculinisme, il est actif sur les troubles circulatoires) et POCONEOL n° 15 (particulièrement indiqué dans la congestion céphalique). COEUR Par l'étude de la diathèse tuberculinique, nous pouvons affirmer que le tuberculinisme des voies respiratoires gauches peut avoir de graves répercussions sur le coeur. Cette atteinte des voies respiratoires est rarement visible à la radiographie, mais il suffit d'observer le secteur médio-externe de l'iris (secteur pulmonaire) pour la mettre en évidence. Un simple refroidissement ou un état grippal peut réactiver une faiblesse pulmonaire et provoquer une angine de poitrine ou même un infarctus. Une telle complication fait souvent suite à une atteinte des voies respiratoires gauches sans hyperthermie. Il faut, en effet, se rappeler que la température est une réaction de défense de l'organisme vis-à-vis d'une agression extérieure et qu'une maladie infectieuse sans réaction fébrile peut être lourde de conséquences : au niveau cardiaque, elle peut entraîner une sclérose progressive des artères coronariennes avec manifestations d'angor. Une telle complication peut apparaître immédiatement après le refroidissement, mais peut également ne se manifester que six ou sept semaines plus tard. Cette conception concernant l'étiologie de l'insuffisance coronarienne est partagée par le confrère GUENIOT et semble actuellement confirmée par plusieurs cardiologues (« Les angines de poitrine », revue Etudes, 4e trimestre 1979) Quels sont les principaux médicaments qui peuvent avoir un impact sur les fonctions cardiaques ? - tout d'abord le POCONEOL n° 21 (gouttes cardiaques) : permet de traiter les affections organiques et fonctionnelles du coeur, telles que aortite, arythmie et insuffisance coronarienne ; - POCONEOL n° 58: remède de l'éréthisme cardiaque, il sera fréquemment indiqué en cas de palpitations ou d'arythmie. En présence de symptômes de type angoreux, il sera associé au n° 21 ; - POCONEOL nO 59: analeptique cardiaque, il trouve une excellente indication dans l'insuffisance cardiaque avec dyspnée. DEPRESSION Les psychiatres vous diront volontiers que le déprimé somatise ses plaintes. Et, si c'était le contraire ? Si les troubles somatiques favorisaient l'apparition de troubles psychiques ? La médecine classique nous a habitué à ne considérer comme maladie que des états pathologiques dans lesquels les altérations peuvent être chiffrées en laboratoire ou visualisées sur un cliché de radiographie. A côté de ces lésions organiques, il existe un vaste secteur qui reste négligé, c'est celui des troubles fonctionnels. Or, la plupart des maladies ont été fonctionnelles avant de devenir organiques. Pensons à ces milliers d'hépatiques qui se plaignent de céphalées après avoir bu du vin, de somnolence après les repas, d'hémorroïdes. Si vous demandez des analyses de laboratoire, il est très probable que les fonctions hépatiques paraîtront normales. Si vous abordez le traitement de cet hépatisme par homéopathie, vous verrez tous ces troubles disparaître. Il en est de même dans la dépression: nous constatons que des troubles fonctionnels, donc indécelables par les techniques médicales classiques (pour les déceler, il suffit d'écouter son malade ou d'avoir recours à des techniques telles que l'Iriscopie ou l'Auriculo-diagnostic), peuvent influencer l'équilibre psychique. Beaucoup d'états d'anxiété et de dépression peuvent être guéris tout simplement en améliorant les fonctions hépato-biliaires ou en corrigeant un état de dysthyroidie. Nous avons trop tendance à qualifier de « nerveux » les troubles que nous ne pouvons objectiver. En fait, les maladies sont provoquées par des toxines, mais le type de maladie va dépendre du type de toxines et des réactions individuelles du malade face à ces toxines: c'est là qu'intervient la notion de constitutions et de diathèses. La dépression s'installe volontiers sur un terrain tuberculinique (le malade est sujet aux palpitations, à la congestion veineuse et à l'amaigrissement), mais on la rencontre d'une manière quasi systématique dans la sycose (les sycotiques sont toujours des gens déprimés, anxieux, découragés) et dans le luétisme. Ses causes peuvent être multiples : parmi les causes physiques, nous retiendrons que les patients présentant des troubles hépatiques ont volontiers un caractère « bilieux », qu'ils sont vite fatigués, tristes et irritables. Sujets aux trous de mémoire, ils ont tendance à ruminer leurs ennuis, sont enclins à la mélancolie, à l'anxiété et à la dépression. Souvent ces tendances dépressives se trouvent accentuées par un état de dysthyroidie qui ajoute une notion d'agitation à leur comportement. A ce sujet, il est bon de rappeler que la bile contient notamment des sels biliaires et du cholestérol : le cholestérol est aussi à l'origine de la synthèse des hormones stéroides sexuelles et corticosurrénales. Une déficience des fonctions hépato-biliaires aura donc des répercussions sur l'équilibre hormonal (hyperfolliculinie, impuissance, stérilité). Ce déséquilibre hormonal aura des répercussions sur le thyroïde et sur les fonctions hypophysaires (gonadotrophines). Nous constatons donc que les troubles psychiques peuvent être sous dépendance organique et que nous devrons souvent agir sur les troubles hépatiques ou glandulaires pour rétablir l'équilibre psychique. Les facteurs toxiniques responsables de cet hépatisme ou de cette dysthyroidie peuvent se transmettre héréditairement, ce qui explique le caractère «génétique » que peut revêtir la dépression ; parmi les causes psychiques, je me contenterai de rappeler le rôle évident du stress, des chagrins, des deuils et des chocs moraux. Ces facteurs exogènes auront un impact considérable sur un organisme fragilisé par les intoxinations héréditaires ou acquises. Il me paraît évident qu'une vie trop sédentaire, que la consommation excessive de boissons alcoolisées ou stimulantes (café), la mauvaise qualité des produits alimentaires (engrais chimiques), le recours excessif aux vaccinations, aux antibiotiques et aux hormones contribue à créer un état sycotique qui ne peut que favoriser les tendances dépressives. Ayant peu d'impact sur les tensions psychologiques permanentes que le milieu extérieur peut provoquer, nous nous contenterons donc de conseiller aux patients une hygiène de vie plus naturelle et nous nous efforcerons de retrouver dans la matière médicale le, ou les remèdes, dont la pathogénésie correspond le mieux à l'ensemble des symptômes physiques et psychiques présentés par le malade. Il ne faut jamais oublier que le comportement psychique est solidaire des perturbations physiques, que ces deux aspects de l'individu sont interdépendants. Tout remède susceptible d'améliorer les fonctions hépatiques ou endocriniennes peut contribuer à guérir définitivement notre patient. De cet exposé, nous pouvons déduire que des troubles fonctionnels peuvent avoir d'importantes répercussions sur le psychisme. Le traitement le plus fréquemment indiqué dans la dépression est l'association de 3 remèdes : POCONEOL n° 2 (régulateur du système nerveux), POCONEOL n° 43 (traitement de la dépression) et POCONEOL n° 69 (sédatif neveux, mais aussi gouttes contre l'insomnie), que le patient prendra à raison de 5 gouttes trois à six fois par jour selon l'importance des symptômes. Le foie fabrique du glycogène aux dépens des protéines et des hydrates de carbone, mais aussi un peu aux dépens des graisses. Ce glycogène fabr
QUELQUES APPLICATIONS PRATIQUES